18.05.2010
LES PALPITATIONS DE L'ETRE
09:44
Écrit par Jo Dustin
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15.04.2010
PARTITIONS SOLIDAIRES
A la galerie Faider, Eve Calingaert et Rainer Gross dialoguent. Eve Calingaert module sur papier des vibrations sensibles, en noir et blanc. On songe aux rêves d’une Chine ancienne. Les dérives quadrangulaires, les cercles martelés, les signes laconiques et intenses alternent et formulent une quête attachante. Le spectateur, aidé par les suggestions de l’artiste, palpe une avancée précieuse. Rien n’est affirmé, mais le voyage graphique est proposé avec une rare finesse. Explorant avec inventivité la texture du bois, multipliant les approches, à fleur de relief, Rainer Gross scande des courbes cadencées. Les saillies bien affirmées balisent la surface frontale. Ainsi les rythmes très réguliers captent une palpitation sereine qui possède une évidence souple. Il ne faut pas toujours démontrer pour émouvoir. Les partitions solidaires d’Eve Calingaert et de Gross s’emboîtent avec une rare ferveur. A voir donc comme un levain de découverte fertile. (Galerie Faider, jusqu’au 17 avril 2010).
08:46
Écrit par Jo Dustin
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02.03.2010
EMPREINTE IDENTAIRE. LA QUETE OBSTINEE DE FRANCA RAVET
Dans ses empreintes identitaires, où la même figure, aux métamorphoses subtiles, se répercute sur toile ou sur plexi, Franca Ravet capte la présence humaine. Sur le même support naissent les représentations esquissées et leur effacement progressif. Il s’agit d’une errance fragile mais particulièrement intense. Ainsi les blancs, les gris, les noirs, les rouges délavés se succèdent, s’interpellent et dialoguent solidaires et solitaires, oblitérés parfois de traces et de graphies. Franca Ravet n’affirme pas, mais son errance picturale nous suggère des partitions de vie attachantes, animées d’une vibration temporelle exigeante. En regardant les peintures de Franca Ravet nous sommes dans une transhumance fertile et le mouvement nous habite avec ferveur et empathie. Ces œuvres sont des progressions colorées. Elles ne sont pas fermées, bouclées. Elles questionnent et ouvrent des champs de réflexion. Avec un vocabulaire spécifique, qui au fil des ans, s’enrichit et se décante à la fois, Franca Ravet approfondit sa recherche, loin de toute séduction superficielle. (Libre Cours, jusqu’au 27 mars).
Jo Dustin
10:27
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28.01.2010
VOYAGES SANS FRACAS
Sans aucun tapage, la présente exposition à la galerie Albert Dumont propose deux lectures graphiques et picturales d'une rare qualité. Félix Hannaert choisit tour à tour une approche sombre ou lumineuse. Ses constructions très contrôlées alternent les noirs, les verts, les mauves et la fête des couleurs douces, tendres. Toujours rigoureuse, la construction initiale ne pactise nullement avec la sécheresse. C'est d'une façon subtile et fluide que la confrontation chromatique s'opère. Nous sommes conviés à une sorte de voyage calme, très doucement rythmé. Francis De Bolle, pour sa part, nous propose une géographie moins géométrique. Les dérives fluctuent et captent une sorte d'allégresse vive. Nous sommes en terre de découvertes fécondes et parfois malicieuses. Les gris subtils, les bleus brisés, les verts tamisés nous offrent une saison privilégiée, riche en variations sensibles. Ces deux peintres nous prouvent que l'art abstrait, conquête du 20e siècle, peut toujours fleurir sans ressassement et nous révéler des trouvailles intenses. A voir donc, loin des fracas sensationnels. (Galerie Albert Dumont, jusqu'au 14 février 2010)
16:55
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16.12.2009
VIBRATIONS OCEANES
Toutes les oeuvres peintes par Chantal Talbot épousent une radicalité essentielle. Elles scandent une force têtue où le ciel et la terre pactisent avec véhémence. Nous sommes en rupture avec toute ambiance modérée. Les contraires agissent et se heurtent, parfois avec violence, parfois d'une manière plus feutrée. Nous sommes vraiment loin du fourbi, de la déclinaison douce. Et s'étreignent la blancheur d'origine et les grisailles souterraines. Cependant, nous n'abordons pas la mélancolie. Les gris dilués vibrent et la terre mère possède des toisons profondes, sombres et secrètes. Nous sommes au rendez-vous de l'heure bleue, des bivouacs de vents inattendus, aux respirations turquoises. Ce voyage au creux des abîmes nous offre une terre essentielle, comme à l'orée du monde qui charrie les océans. Les oeuvres de Chantal Talbot choisissent un code pictural sans faille. Elles sont de tous les pays, de toutes les latitudes. Elles conjuguent une errance planétaire. La naissance du monde s'affirme dans une écriture bousculée qui se marie aux clameurs de la nuit. Et souvent le rêve du pinceau jaillit, comme un refrain nécessaire, primordial. (Galerie Faider, jusqu'au 19 décembre 2009)
16:24
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21.10.2009
LE PASSE REVISITE
Martin Vaughn-James nous a quitté récemment et c'est à l'imparfait que nous contemplons son oeuvre avec la douceur du temps qui passe, avec les regrets à fleur d'image. Dessinateur d'exception, Martin Vaughn-James s'est investi depuis de longues années dans la peinture et c'est un voyage à travers temps qu'il nous offre, dans des frémissements bistres. Les fumées du Palais de Justice nous content une fin d'occupation gorgée de nostalgie et d'angoisse. Ces valises du bout du monde témoignent d'un rêve perdu, tandis que la "femme fatale" possède une errance étrange... Tout se conjugue au passé simple, dans un parfum d'autrefois, d'une époque pas si lointaine qui s'estompe déjà... Au creux des après-midi volés, des promeneurs s'effacent, perdant leurs visages, le drapeau de la famille palit étrangement et, dans les gares, tant de listes d'absence... Une oeuvre émouvante qui a su capter sans pathos, d'une manière retenue, à contre-courant, à contre maintenant, l'air d'un temps révolu et liquidé. On pourra également découvrir à la galerie les romans visuels de Martin Vaughn-James, dont l'étonnant "La Cage", une série de dessins époustouflants, où nul personnage n'apparaît, rien que des lieux et des structures, et dont le texte, énigmatique et précis, renvoie à des expériences littéraires exigeantes. (Libre Cours, jusqu'au 12 décembre 2009).
17:11
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UNE GEOMETRIE SENSIBLE
Guy Leclerq a connu une période figurative où les gris colorés captaient personnages et objets du quotidien. Depuis quelques années, Leclerq a opté pour une abstraction construite, mais chez lui la palpitation reste tangible, loin de toute sécheresse.Une géométrie aérée anime les toiles et les accords chromatiques économes privilégient les noirs, les gris, les blancs et les beiges. Tout s'accorde en sourdine, sans véhémence tumultueuse. Les formes se déploient, s'imbriquent, se décalent, dans une harmonie souveraine et le silence s'allie à l'ombre. Le cheminement plastique et graphique choisit une chanson équilibrée, très sereine. Ce qui nous fascine dans la démarche de Leclerq, c'est cette lente métamorphose. Au fil du temps, à chaque exposition, des changements interviennent, mais sans brusquerie, avec une sorte de sagesse tranquille. Une oeuvre au faîte de la maturité, à contempler sans hâte, dans une sorte de douceur profonde. (Fred Lanzenberg, jusqu'au 31 octobre 2009)
16:57
Écrit par Jo Dustin
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